C’est l’une des images qui a fait le tour de l’Europe ce samedi. Lors de la défaite de Getafe sur la pelouse de l’Atlético de Madrid (1-0), ...

La Liga nous a habitués au spectacle, au "Juego Bonito" et aux joutes tactiques de haut vol. Mais ce samedi, au Cívitas Metropolitano, le duel entre l'Atlético de Madrid et Getafe a basculé dans une dimension surréaliste qui n'a rien à voir avec le ballon rond. Alors que les Colchoneros menaient d'une courte tête (1-0), Abdel Abqar, le roc défensif de Getafe, a décidé d'employer une méthode de marquage pour le moins... non conventionnelle sur Alexander Sørloth. Une image captée par les caméras qui, depuis, embrase les réseaux sociaux et laisse les observateurs pantois.



Un remake séditieux de l'affaire Michel-Valderrama



On pensait avoir tout vu dans le football moderne, à l'heure de la VAR et des dizaines de caméras scrutant chaque geste. Pourtant, Abdel Abqar nous a offert un saut dans le temps, rappelant le célèbre incident de 1991 entre l'Espagnol Michel et le Colombien Carlos Valderrama. En plein cœur de la surface de réparation, l'international marocain a été surpris en train de pincer délibérément les parties intimes du géant norvégien de l'Atlético. Un geste de déstabilisation archaïque, presque burlesque, qui visait à faire sortir Sørloth de son match. Si l'attaquant madrilène, du haut de son mètre 95, a semblé plus hébété qu'agressif face à cette intrusion, le malaise, lui, était bien palpable sur le terrain.



Le "Bordalás-ball" et ses dérives psychologiques



Pour comprendre cet acte, il faut se plonger dans l'ADN de Getafe sous l'ère José Bordalás. Le club de la banlieue madrilène est réputé pour être "l'équipe la plus détestée d'Espagne", pratiquant un football de tranchées où la provocation et l'intimidation physique sont érigées en système de jeu. Abqar, pourtant solide défenseur doté d'un bon sens du placement, semble avoir poussé les consignes de "marquage à la culotte" un peu trop loin. Face à un Sørloth qui pèse sur les défenses par sa puissance athlétique, le défenseur a choisi la guerre psychologique la plus vile. Tactiquement, Getafe cherchait à casser le rythme, à frustrer les attaquants de Simeone ; humainement, le geste frise le ridicule et entache la réputation d'un joueur qui réalisait jusqu'ici une progression constante en Liga.



Au-delà de l'aspect insolite, cette séquence interroge sur l'impunité de certains gestes d'antijeu. Si le score final reste en faveur de l'Atlético, le debriefing de cette rencontre ne tournera pas autour du but de Griezmann ou de la solidité d'Oblak, mais bien autour de cette défense "lunaire" d'Abqar. Le football est un sport de contact, certes, mais la limite entre l'engagement et l'absurde a été franchie ce samedi. Pour Koorax, il est clair que ce genre d'image n'honore pas le championnat espagnol, qui préférerait briller par ses talents plutôt que par ses "pincements" de bas étage.