Neymar ne lâche pas son objectif principal : disputer le prochain Mondial conjointement organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique. En ef...
Le gamin de Mogi das Cruzes ne compte pas raccrocher les crampons internationaux de sitôt. Alors que beaucoup voyaient dans son exil doré en Arabie saoudite le crépuscule d'une carrière en dents de scie, Neymar Jr a profité de l'agitation médiatique autour du récent nul face aux Corinthians pour rappeler une vérité fondamentale : son cœur bat toujours au rythme de la Samba. À 32 ans, le "Ney" n'a qu'une idée fixe, une obsession qui confine à la démesure : soulever la Coupe du Monde en 2026. En s'adressant indirectement à Carlo Ancelotti, le stratège italien dont l'ombre plane toujours sur le banc de la Seleção, le meneur de jeu a envoyé un message qui résonne comme un défi autant qu'une promesse.
L'obsession d'une sixième étoile pour l'histoire
Pour Neymar, le Mondial 2026 co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique n’est pas une simple échéance, c’est une rédemption. Historiquement, le numéro 10 brésilien entretient un rapport complexe, presque tragique, avec la plus prestigieuse des compétitions. Entre sa blessure traumatisante en 2014, l'échec tactique de 2018 et la désillusion cruelle aux tirs au but face à la Croatie au Qatar, le palmarès international de l'ancien Barcelonais reste orphelin du titre suprême. En affirmant sa volonté de fer, Neymar cherche à prouver qu'il peut encore être le guide technique d'une nation qui attend son "Hexa" depuis 2002. Tactiquement, son repositionnement en meneur de jeu reculé lui permettrait de compenser une pointe de vitesse déclinante par une vision de jeu qui reste, elle, absolument hors norme.
Le message à Ancelotti : Un leadership à réinventer
S'adresser à Carlo Ancelotti n'est pas un geste anodin. Le "Mister", connu pour sa gestion magistrale des ego et des stars (de Zidane à Vinícius Jr), est perçu comme l'homme capable de canaliser le génie parfois indiscipliné de Neymar dans un collectif rigoureux. Neymar sait que pour convaincre un technicien de cette trempe, le talent pur ne suffira plus. Il devra démontrer une résilience physique exemplaire, lui dont les chevilles de cristal ont trop souvent trahi les espoirs brésiliens. En affichant cette détermination publique après le choc face aux Corinthians, il pose les bases d'un pacte : il accepte de se fondre dans le moule tactique d'Ancelotti, à condition que ce dernier lui maintienne les clés du camion brésilien pour l'ultime bataille nord-américaine.
Au final, ce message est une déclaration de guerre au temps qui passe. Neymar refuse de sortir par la petite porte. Que ce soit sous la houlette d'Ancelotti ou d'un autre mentor, le Brésil devra composer avec un numéro 10 revanchard, bien décidé à transformer ses larmes de Doha en un triomphe historique sous le soleil de Mexico ou de New York. La route est encore longue, mais le "Ney" vient de donner le premier coup de sifflet d'une épopée qu'il veut légendaire.